Avec le Franc CFA, la monnaie coloniale, nous ne sommes pas souverain économiquement   10


Alassane Ouattara, un laudateur de la monnaie coloniale

Dans sa parution du  08 avril 2016 « Pourquoi la France fixe-t-elle le taux du CFA ? » Le journal Le monde nous dit que le Franc CFA est la dernière monnaie coloniale en activité.

La mort dans l’âme, en marge du forum des marchés émergents à Paris, sur RFI le président  Alassane Ouattara, un fervent réactionnaire à ce système monétaire coloniale, n’est pas parti par le dos de la culière pour faire l’avocat de la seule monnaie coloniale en activité, écoutons-le:

« J’ai été gouverneur de la BCEAO, je suis d’ailleurs encore gouverneur honoraire de la BCEAO. Et je peux vous dire que le Franc CFA a été bien géré par les Africains. Donc je demande vraiment aux intellectuels Africains de faire preuve de retenue et surtout de discernement. Si l’on regarde sur une longue période, 25- 30 ans, cette monnaie a été utile aux populations. Les pays de la zone Franc sont les pays qui ont eu la croissance la plus continue sur une longue période, ce sont les pays qui ont eu un taux d’inflation le plus bas, c’est l’une des rares zones où le taux de couverture de la monnaie est quasiment à 100%. Mais écoutez, qu’est-ce que nous voulons d’autre ? Peut-être que c’est le terme « Franc CFA » qui gêne, mais en ce moment-là qu’on le change. Mais sur le fond je considère que notre option est la bonne. »

Alors qu’est-ce cette monnaie coloniale ? Parlons-en!

Le Franc C.F.A. a été créé le « 25 décembre 1945 par la France selon l’article 3 du décret n° 45-0136 et publié au Journal Officiel français du 26 décembre 1945» Il  a officiellement vu le jour « le 26 décembre 1945,  jour où la France ratifia les accords de Bretton Woods et procéda à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire international (FMI).» Son appellation d’alors était « franc des colonies françaises d’Afrique ». Il devient « franc de la communauté française d’Afrique.», et sa toute dernière désignation est le « Franc de la Communauté Financière Africaine»  pour les pays membres de l’U.E.M.O.A. et «Franc de la Coopération Financière en Afrique centrale »  pour les pays de la C.E.M.A.C. Où se trouve le changement et le développement  avec le F C.F.A. ? Avec des petits jeux de mots ici et là ils parviennent  à faire dormir l’intelligentsia Africaine, l’élite Africaine nos gouvernants et leaders africains.

La Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (B.C.E.A.O.) et la Banque des Etats d’Afrique Centrale (B.E.A.C.), ont chacun un Conseil d’Administration (C.A.). Dans chaque C.A. nous pouvons noter la présence des français désignés par la France. Dans ce présent texte nous nous bornerons sur le cas des deux régions de l’Afrique de Ouest et Centrale avec leur banque centrale respective.

Sont-ils réellement indépendants les banques centrales, leur C.A.? Ont-ils les mains libres dans leur gestion politico-économique ? Peuvent-ils réellement répondre aux attentes des Etats membres de leurs banques centrales ? Peuvent-ils véritablement aider ces Etats à se développer ? Qui décide de la politique monétaire ?

Pour répondre à ces questions susmentionnées nous essaierons d’analyser le système bancaire de la Zone Franc dans son volet institutionnel et économique.

Un billet de 10.000 F CFA, crédit photo:planete-burkina.com

Un billet de 10.000 F CFA, crédit photo:planete-burkina.com

Le Droit de veto de la France au sein du Conseil d’Administration

À la B.E.A.C., le conseil d’administration (C.A.) comprend quatorze (14) membres, à raison deux (2) administrateurs pour chaque Etat membre et de deux (2) pour la France. Nous pouvons donc relever ici la présence de la France à travers ses nationaux au niveau d’un des organes de décision qui est: le C.A. Il administre la Banque Centrale et veille à son bon fonctionnement.

En outre de leur présence dans le C.A. de la banque centrale susvisée, la France détient un « droit de veto ». Droit de véto en ce sens que, le C.A. de la B.E.A.C., « délibère valablement lorsque chaque Etat y participant est représenté par au moins un Administrateur[1]» donc à la présence effective d’un Administrateur Français. Pire, ce droit véto  s’étend également dans la nomination du gouverneur de la B.E.A.C., car l’article 50, alinéa 1 des statuts  de la B.E.A.C. stipule : « le Gouverneur est nommé par la Conférence des Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (C.E.M.A.C.), sur proposition du Comite Ministériel de l’UMAC, après avis du Conseil d’administration statuant à l’unanimité »

Au niveau de la B.C.E.A.O., le C.A. comprend : le Gouverneur de la Banque Centrale, un membre nommé par chacun des Gouvernements des Etats membres de l’U.M.O.A., un membre nommé par l’Etat (la France) assurant la garantie de la convertibilité de la monnaie commune.  En effet, c’est pratiquement le même scenario qu’à  la B.E.A.C., l’article 82 des statuts de la B.C.E.A.O. souligne que les modifications de ses propres statuts et les autres décisions capitales comme par exemple la création monétaire « doivent recueillir l’unanimité des membres de Conseil d’Administration.»

À la lumière de ce qui précède, nous apercevons que les banques centrales et leurs conseils d’administration n’ont nullement les mains libres dans leur gestion politico-économique, mieux, ils ne sont pas indépendants et la présence des français comme membre du conseil d’administration n’est nullement fortuit.

On peut conclure que la France a un droit de véto au sein des conseils d’administration des banques centrales, en d’autres termes, la France participe dans la politique la monétaire, car, sans aval de ses administrateurs aucune loi ne saura valablement être adoptée au sein du C.A. La France a toujours eu une mainmise sur l’économie et le développement des pays membres de la zone Franc, et cela depuis la création du Franc C.F.A. en 1945 jusqu’à nos jours. Doit-on laisser cette situation notoire de continuer ? C’est cette question qu’il faut se demander.

Les comptes d’opérations des banques centrales auprès du trésor français

Quittons le volet institutionnel, analysons un peu le volet économique et le partenariat entre les banques centrales de la zone Franc et le Trésor Public Français.

En effet, chacune des banques centrales ont un compte courant auprès du Trésor Français, ce compte courant est dénommé « Compte d’Operations ». Cependant, « Le compte d’opérations peut devenir débiteur sans qu’aucune limite ne soit assignée à ce découvert. Lorsque le solde est débiteur, le Trésor Français perçoit des intérêts[2] ». Et vice versa, lorsque le solde du compte d’opérations est créditeur, le Trésor Français verse des intérêts aux Africains.

De la création du Franc C.F.A. en 1945 jusqu’en 1973, les banques centrales africaines étaient tenues de verser sur ce compte la totalité des « avoirs extérieurs » qu’elles détenaient.  Pour mieux cerner ce phénomène jetons un coup d’œil sur deux articles de la convention entre la France et l’Afrique de la zone franc : « Les Etats membres conviennent de mettre en commun leurs avoirs extérieurs dans un fonds de réserves de change. Ces réserves feront l’objet d’un dépôt auprès du Trésor Français dans un compte courant dénommé compte d’opérations. [3]» Et « La banque versera au compte d’opérations les disponibilités qu’elle pourra se constituer en dehors de sa zone d’émission.[4] »

A partir 1973, au lieu du versement de la totalité de leurs avoirs, les pays de la Zone Franc étaient alors contraints de déposer au Trésor Français au moins 65% de leurs réserves de change. En d’autres termes, nous pouvons dire que la  convention de 1973 se voulait un peu plus tendre envers les pays membres de la B.C.E.A.O. et la B.E.A.C. Et depuis le 26 septembre 2005, ce taux est passé de 65% à 50%.

Intéressons-nous maintenant à la santé économique des comptes d’opérations des banques centrales de la Zone Franc, ont-ils des soldes débiteurs ou créditeurs ?

Les comptes d’opérations de nos deux banques centrales ont chacun des soldes créditeurs auprès du Trésor Français qui, sont théoriquement synonymes de versement d’intérêts aux Africains.  Ou sont-ils ces intérêts ? Nous ne sommes pas les seuls à faire cette interrogation. Le regretté Omar BOGON, l’ancien président du Gabon se demandait : « Nous sommes dans la Zone Franc. Nos comptes d’opérations sont gérés par la Banque de France, à Paris. Qui bénéficie des intérêts que rapporte notre argent ? La France ». Mieux, en 2007 l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade n’a pas hésité à dénoncer  ce pillage de l’Afrique de l’Ouest : « La B.C.E.A.O. à des milliards placés dans les pays développés. Son rôle n’est pas de placer des fonds pour se faire des bénéfices. Elle n’est pas une banque commerciale ni une banque d’affaires… Elle a de l’argent qui dort. Il faut qu’elle le distribue aux actionnaires. Elle a les moyens de participer au développement des pays membres, mais elle ne le fait pas. Il faut qu’elle change de méthode… Nous allons poser le problème pour que le prochain gouvernement de la banque applique les décisions des chefs d’Etats des pays membres ».

 

Conclusion : Redevenons souverain monétairement

« Aussi loin que nous remontons dans le temps, l’histoire nous enseigne que le pouvoir politique s’accompagne toujours et nécessairement du droit régalien de battre monnaie, que le pouvoir monétaire est inséparable de la souveraineté nationale, qu’il en est le complément indispensable, l’attribut essentiel.[5] » Modibo Keïta

Les 15 pays de la zone Franc sont les seuls ex-colonies françaises en train utilisés la monnaie coloniale. Sous d’autre cieux, d’autres ex-colonies françaises : le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, tous des pays africains, ont leur devise monétaire nationale et cela depuis leur indépendance. Hors de l’Afrique, le Viêtnam, la Syrie tous des ex-colonies de la France ont également leur monnaie nationale, alors qu’est ce qui empêche les 14 pays de la C.E.M.A.C. et la C.E.D.E.A.O. à redevenir souverain monétairement.

En tant des panafricaniste,  nous déconseillons que chaque état de membre de la zone franc ait sa propre monnaie, nous proposons que les 14 pays de l’Afrique francophone battent une monnaie unique avec une banque centrale unique, cette monnaie sera garantie par la valeur synthétique des matières premières (Or, diamant, pétrole, le cacao, le chrome, le manganèse, le cobalt …) nous parlons ici sous le contrôle du Pr Nicolas Agbohou auteur du livre ‘la France et le F CFA contre l’Afrique’. Nous proposons également qu’il ait des symposiums  économistes africains, spécialiste à la matière pour l’établissement une feuille de route afin d’atteindre l’objectif fixé. Le gouvernement de Modibo Keïta, en 1962 avait tenté l’expérience avec la création du Franc Malien qui était garantie par l’or du Mali et une forte somme d’argent. Les avantages, succès et erreurs de cette aventure pourront servir de tremplin afin nous ayons notre souveraineté monétaire. Si d’autres ex-colonies françaises ont su le faire, nous n’avons point d’excuses, nous devons et pouvons devenir souverain monétairement.

 

Washington DC, le 18-04-2016

Issa Balla Moussa Sangaré

Panafricaniste d’obédience Modibo Keita, Dr Kwame Nkrumah et Julius Nyerere

 

 

[1] Statuts de la BEAC, Article 31.

[2] Institut Technique de Banque (I.T.B.), « La Zone franc », 3ème édition, P. 15. Initialement cité par Pr Nicolas Agbohou,  la  France C.F.A. et le développement de l’Afrique

[3] Article 11 de la convention de coopération monétaire entre la France et les Etats membres de la B.E.A.C., 13 Mars 1973. Cité par Nicolas Agbohou

 

[4] Article 2 de la convention de compte d’opérations entre la France et les pays africains de la zone franc. Cité par Nicolas Agbohou.

[5] Discours du président Modibo Keïta à l’Assemblée Nationale le 30 juin 1962

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Issa Balla Moussa Sangare
Un Africain, de nationalité malienne et installé aux USA depuis 2009, précisément à Washington DC. Je suis Blogueur, Webactiviste & Panafricaniste d'obédience Modibo Keïta, Kwameh N'krumah et Julius Nyerere. Sur ce blog je parlerai de l’Afrique car je suis très attaché à mon continent d’origine et singulièrement de mon pays natal (le Mali). Je m'appesantirai également quelquefois sur mon pays de résidence (USA) et le vieux continent (l’Europe).

Issa Balla Moussa Sangare

A propos de Issa Balla Moussa Sangare

Un Africain, de nationalité malienne et installé aux USA depuis 2009, précisément à Washington DC. Je suis Blogueur, Webactiviste & Panafricaniste d'obédience Modibo Keïta, Kwameh N'krumah et Julius Nyerere. Sur ce blog je parlerai de l’Afrique car je suis très attaché à mon continent d’origine et singulièrement de mon pays natal (le Mali). Je m'appesantirai également quelquefois sur mon pays de résidence (USA) et le vieux continent (l’Europe).


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10 commentaires sur “Avec le Franc CFA, la monnaie coloniale, nous ne sommes pas souverain économiquement  

  • MDiallo

    Merci Issa, quell article formidable!

    Moi je dirai qu’on n’est pas souverain du tout, car l’independance politique a toujours reposer sur une independance economique, on ne peut dependre de la France sur le plan monetaire (qui fait de notre monnaie ce qu’elle veut ) et ensuite croire qu’on est independent, c’est simplement rever les yeux ouvets.

    En fait cet article resume quelques causes essentieles du Malheur Africain, a savoir l’approche neocolonialiste Francais qui veux controller l’Afrique francophone sur tous les plans, pour atteindre cet objectif la France se sert:

    1) De fils corrompus du continent noire comme Alassane Ouattara et semblables qui se mettent volontier a leur service et vont jusqu’a defendre l’indefendable nous faisant croire qu’on a pas a se plaindre de l’approche neocolonialiste francaise sur le plan monetaire.

    2) De nos chefs d’états corrompus et incapables qui n’ont ni le courage ni la motivation de poser des actes visant a defendre les interest de l’Afrique et des Africains, tout ce qui leur importe est leurs propres comptes bancaires resident dans des banques occidentales en dehors du continent Africain.

    3) Du snobisme de ceux-la designes comme « intellectuels Africains » don’t la motivation perpetuelle est de singer le francais jusque dans son raisonnment ne realisant pas qu’ils ont en fait ete faconnes dans leur intellect pour raisonner pour la France et contre l’Afrique.

    Il est grand temps que nous Africains comprennent qu’on ne peu compter sur ces pseudo-intellectuels qui n’ont ni le courage, ni l’integrite, ni la moralite, ni l’honetete de nos premiers leadeurs africains comme Modibo keita – Lumumba – NKrumah. Ces intellectuels malhonnetes (comme Alassane Outtara et Lionel Zinsou du Benin) seront toujours prets a nous mentire pour servire la France et trahire la cause Africaine comme on l’a deja constate a plusieurs occasions.

    L’Afrique est le continent le plus riche sur cette planette, mais les Africains sont parmis les peuples les plus pauvres de la palnette, comment peut-on a la lumiere d’une telle realite indeniable expliquer la raison qui pousse un Alassane Outtara a tenire de tels discours si ce n’est le fait qu’il a accepte de faire la courbette pour son propre ame egocentrique il semble avoire vendu au diable?

    C’est a nous peuples Africains de soulever ces questions et faire pression sur ces dirigeants qui sont en fait choisis par la France afin de proteger les interest francais au detriment de nos peuples africains, ils sont pas labas pour nous, tant qu’on ne comprend pas cette verite on ne s’en sortira pas.

    Le silence n’est donc pas une option pour les Africains, il faut s’informer et etre actif ur le plan que tu peux.

    Peace!

  • M.NDIAYE

    Franc CFA monnaie NAZIE
    Mon frère de Sang Issa a très bien développé l’article, je vais juste ajouter quelques passages, Le franc CFA, c’est une société française illégale qui doit être dissoute sur le champ, rappelant que de 1940 – 1944 l’Allemagne Nazie a mis en place ce système monétaire diabolique pour se servir de la France et de coloniser celle-ci. Aux indépendances, De Gaulle a fait copier-coller du système monétaire Nazi pour dépouiller une partie de l’Afrique. De 1945 à 1998 le franc CFA appartenait uniquement à la France et de 1999 (le commencement de la mise en place de l’euro) à nos jours, la monnaie F CFA appartient à la fois à la France et l’union Européenne.
    Franc CFA monnaie de la colonisation
    Le franc CFA est la monnaie de la colonisation, mis en place pour acheter moins chers des matières premières qui sont transformées en Europe en favorisant la création des emplois aux pays du Nord alors que les africains emprisonnés par cette monnaie qui ne pas la leur. Dès l’indépendance, La Guinée Conakry de Sékou TOURE a livré une guerre pour préserver la souveraineté monétaire de son pays en refusant le F CFA, tous les guinéens doivent être fiers d’avoir pu gagner cette baille. Au mali Modibo KEITA a mis en place le franc Mali malheureusement c’était un échec, mais nous ne baissons pas les bras !
    Dévaluation du France CFA en 1994
    Revenant, à la dévaluation du Franc CFA en 1994, Selon Mr AGBOHOU, « la dévaluation de 1994 a été un « succès » pour la France, un drame politique pour certains dirigeants africains (disant plutôt les peuples africains) une reprise de dialogue avec les bailleurs de fonds et une aggravation de la misère sociale en Afrique » la génération 90 n’a jamais pu digérer cette décision prise unilatéralement par la France qui possède des administrateurs au CA en plus du droit de véto. Comment dans une société commerciale (société Franc CFA) parti minoritaire puisse décider du sort de parti majoritaire ? De toute ma vie, je n’ai jamais vu cela, cette décision unilatérale aurait pu dissoudre la société monétaire et mettre fin au Franc CFA… Mais nous avons certains dirigeants africains qui défendent le F CFA comme Mr Ouattara qui n’a rien à faire sur notre beau continent d’Afrique, d’autres Hommes ont montré leur refus pour la dévaluation comme le président du Niger Mahamane OUSMANE et l’élu des Comores Mohamed DJOHAR, ces deux dirigeants ont été chassés du pouvoir par les Occidentaux, c’est qui démontre qu’en Afrique nous avons toujours des hommes courageux qui sont capables de dire tout simplement NON ! Pourquoi les africains utilisent toujours cette monnaie maudite ? Une question primordiale : quand la prochaine dévaluation du franc CFA ?
    Proposition vers la sortie du franc CFA
    La diaspora et les africains de l’intérieur concernés par cette monnaie doivent mettre la pression sur nos dirigeants et faire une sensibilisation auprès de jeunes pour qu’ils puissent savoir les dégâts causés par cette monnaie.
    Le système le plus efficace pour sortir petit à petit du carré F CFA, c’est de mettre en place le troc (est l’opération économique par laquelle chaque participant cède la propriété d’un bien (ou un groupe de biens) et reçoit un autre bien «définition sur Wikipédia »), par exemple, si le Mali échange avec la Chine, ce premier ne doit pas payer en franc CFA mais en valeur marchand en Or et reçoit une contrepartie en machine agricole dont les agricoles maliens rêvent de mécaniser le secteur Agricole.
    Certains dirigeants africains qui ne se laissent pas influencer par les Occidentaux peuvent mettre en place une monnaie africaine.

    La monnaie destinée africaine!

  • dan

    Cher SANGARE,
    Ta naïveté te trompe. Quels clichés galvaudés par des esprits immatures…
    De quelles ex-colonies parles-tu ? Prenons l’exemple de la Guinée Conakry, pays potentiellement plus riche que la côte d’ivoire, vas y passer 15 jours, puis vas passer 15 jours à Dakar où la richesse nationale se résume à peu près aux cacahuètes («peanuts» pour toi l’Américain qui veut donner des leçons sur l’Afrique…), tu me diras ensuite dans lequel des deux il fait meilleur vivre : pays super riche et 100% «souverain» ou pays prétendument «colonisé» par le franc CFA et super pauvre. La souveraineté se gagne sur soi-même, ce n’est personne qui peut te la donner. Les occidentaux te font perdre la tête mon cher !

    • Issa Balla Moussa Sangare
      Issa Balla Moussa Sangare Auteur du billet

      Cher Niang,

      Tu feras mieux d’aller reviser, tes cours d’histoire, mieux encore il faut savoir à comparer, ne compare pas seulement parce que tu veux comparer.
      Pour comparer la Guinée à la côté d’Ivoire ou du Sénégal il faut faire resortir tous les aspects. Que ce soit le Sénégal ou la Côte d’Ivoire aucun n’a d’eux vécu l’experience Guineene, la France apres la proclamation de l’independance de la Guinée a ramener à l’hexagone même les simples crayons papier… plus interresant, le Général De Gaule à combien de reprises à saboter l’économie de la Guinée, en créant du faux billet du Franc de la Guinée pour ensuite les largués au dessus de la Guinée pour combien de fois, dans le but de nuir économiquement à ce jeune Etat alors.
      Et tu permets avec une vaïnété sans borne à comparer la Guinée au Sénégal. Et tu penses malheureusement que c’est à cause du Franc C.F.A que ces pays sont plus développés que la Guinée, et les autres pays de la zone Franc qui vivent dans une pauvreté aigüe: Mali, Niger, BurkinaFaso, Tchad, togo j’en passe

      Je pense que c’est toi qui besoin d’une perfusion morale pour que tu puisses te reveiller et de croire à Afrique, les pays africains peuvent s’en sortir sans la paternalisme de la France, je pense c’est sont les occidentaux qui t’empêchent à bien voir les choses de ce fait tu fais des calculs non sens ou des analyses denuées du minimum de bon sens, et c’est très très triste

  • dan

    Ps : j’oubliais de préciser qu’une monnaie est neutre sur le plan économique. La réglementation qui encadre une monnaie vise principalement à garantir la totale confiance que l’on peut avoir en elle, par des mécanismes de garantie. C’est pour cela que la moitié des réserves de changes des pays de l’UEMOA sont conservés en dehors de la zone pour garantir d’éventuels accidents (comme Gbagbo qui va piller la banque centrale par exemple, ce qui aurait causé un désastre économique si de tels mécanismes n’existaient pas). Bref vous n’imaginez pas tous les avantages qu’apporte une monnaie fiable comme le FCFA, au quotidien. La réaction disproportionnée de M. NDIAYE au sujet de la dévaluation montre son ignorance car une dévaluation est au contraire une opportunité extraordinaire de développer une économie en facilitant l’exportation. Les prix ont plus que doublé depuis l’an 2000 par exemple et cela ne semble gêner personne, pourtant c’est le même effet négatif qu’une d’évaluation, sans ses effets positifs…
    Ce que vous ne savez pas, manifestement, c’est que la Guinée n’arrête pas de demander à entrer dans la zone UEMOA, pour le confort que le CFA apporte, mais cela lui est régulièrement refusé, étant donné les problèmes économiques et sociaux insurmontables que le pays ne parvient toujours pas à régler.

    À quand l’AFRO ? L’ABCA, organisme hébergé à Dakar dans les locaux de la BCEAO y travaille, et il faudra toute leur détermination pour convaincre les chefs d’États Africains de réellement s’UNIR pour faire converger les critères vers le point de cohésion suffisant qui en autorisera son émission.

    • Issa Balla Moussa Sangare
      Issa Balla Moussa Sangare Auteur du billet

      Tu n’as nullement rien oublié, c’est un fait exprès il faut voir la rapidité avec laquelle tu as posté le second commentaire ( moins de deux minutes), car tu as cru que je n’allais pas approuvé ton premier commentaire à cause de ton écart de language. Tu t’es sûrement dit, attend j’envoie la première moitié au cas ou s’il approuve j’enverrai l’autre moitié. Ce que tu ne sais pas il n’y a pas de censure chez moi, mais seulement j’ai décidé de ne pas répondre à des gens qui ne connaissent pas la courtoisie dans les débats.

      Ce que tu avances, c’est juste pour faire nous dormir debout. Quelle reglementation tu parles, le F CFA d’origine Nazi, c’est la manière dont les Allemands ont fait pour la reconstruction leur pays. De la création du Franc C.F.A soit 1945 jusq’en 1973 les 100% de nos reverses étaient deposés dans le dans le Trésor Public Français dans des comptes d’opérations. Tu vois ici comment tu ne maitrise pas ce dossier ou bien si c’est un fait délibéré pour induire les gens en erreur. Ça veut dire quoi, contrairement à ce que tu as dit ce n’était la moitié au debut mais la totalité. Et après de 1973 à 2006 c’était 65% et après 2006 c’est devenu 50% contrairement à ce que tu as dit. Nos reverses doivent normallement générer des intérêts, où sont ces intérêts? Pourquoi tu prends l’exemple sur la Guinée, il faut quitter ce paternalimse de la France, pourquoi tu ne prend pas l’exemple sur le Ghana ou Mauritanie. Regarde l’algerie, la Tunisie ou le Maroc ces trois derniers etaient des colonies françaises, mais quelques années après leur indépendance ils ont commencé à frapper leur monnaie qui n’est garantie par aucun pays. Ou bien encore le Viêtnam, la Syrie ou le Lyban tous des ex-colonies françaises qui ont aujourd’hui leur propre monnaie et n’ont pas besoin que la moitié de leur reverse soit garder la France. Ces pays ont compris et cela depuis la nuit des temps qu’ils ne vont jamais se développer s’ils ne frappent eux mêmes leur propre monnaie nationale, en terme de développement il faut juste voir la difference entre ces pays et ceux de la zone franc qui dans une paupérisation aigüe. Et les autres pays africains anglophones, il n’y a pas photo entre ces pays et ceux de la zone Franc également.
      En plus de cela les specialistes du droit international nous fait savoir que la France a perdu son pouvoir pour garantir une monnaie et cela depuis la création de l’Euro.

  • dan

    Site de l’ABCA pour en savoir plus : http://www.aacb.org/fr/abca/secretariat-permanent-de-l-abca

    C’est l’union seule qui permettra la réelle souveraineté de l’Afrique. L’union est toujours difficile à réaliser car il faut faire un effort pour voir au delà de ses intérêts immédiats, mais elle reste toujours possible. Elle a été une véritable guerre qui a fondé les États-Unis d’Amérique par exemple. Êtes-vous prêts à risquer vos vies pour le futur de vos descendants ?! Cela commence par regarder la réalité froidement en face en arrêtant de croire que ses propres problèmes sont toujours causés par autrui…

  • Ndoye

    Voilà un arricle tres intéressant sur cette monnaie esclavagiste. Je vous en suis très reconnaissant pour ces éclaircissements car beaucoup de citoyens africains sont inconscients du danger du franc CFA pour l’Afrique. Moi je ne cess de dénoncer cette injustice que nous inflige la France avec la complicité des chefs d’état africains.
    J’ai crée un groupe sur Facebook qui a pour titre « ON NE VEUT PLUS du franc CFA »et qui regroupe plus de 6.000 membres. Je vous invite vivement à nous rejoindre car votre expérience nous sera très utile et d’avance je vous remercie.
    Bonne journée!