Lettre d’un jeune africain à Son Excellence Patrice Talon, président du Bénin 6


Son excellence Patrice Talon

De prime abord, je tiens à vous féliciter pour votre victoire lors de l’élection présidentielle Béninoise du 20 mars 2016, pour la sobriété avec laquelle les cérémonies d’investiture et de passation de service se sont déroulées, enfin pour la promptitude par laquelle vous avez formé votre gouvernement qui nous prouve, d’ailleurs, que vous avez la voracité de vous mettre au travail pour faire de votre projet de société une réalité durant les cinq (5) prochaines années à venir. En tant que panafricaniste, je vous considère comme mon président également, par ailleurs, l’auteur de ces quelques lignes avec d’autres bloggeurs africains ont indirectement fait campagne pour votre personne. A la veille des élections j’ai fait une publication sur mon blog « La Plume de Issa » dont le titre est « Oui, Lionel Zinsou, ce blanc-noir a raison. L’Afrique n’appartient pas aux Africains… » Elle a été reprise par un site d’information en ligne du Bénin : www.beninto.info et lue 1189 fois sur ce même site.

Président Patrice Talon,  crédit photo: facebook.com

Président Patrice Talon, crédit photo: facebook.com

Son Excellence,

Ceci étant dit, le 26 avril 2016 lors de votre conférence de presse avec le président français François Hollande, vous avez laissé entendre : « (…) nous voudrons pouvoir compter sur vous pour nous apporter de la compétence tout de suite parce que le Bénin aujourd’hui est comme un desert de compétences. Notre administration aujourd’hui manque de compétences de manière criarde et en cela nous voudrons pouvoir compter sur la coopération française pour nous appuyer, pour nous donner les moyens d’acheter, de payer, de rémunérer la compétence quel que soit le prix. Malheureusement, il est difficile d’avoir la compétence gratuitement et c’est pour ça que  nous utilisons ce terme, nous voudrons avoir les moyens de payer, nous voudrons pouvoir compter sur vous pour nous apporter, nous donner des cadres, pour nous apporter de l’assistance technique pendant quelques mois, quelques années le temps que nous parvenons nous-mêmes à former les cadres que nous avons besoin (…)» Mon président, en tant qu’un panafricaniste convaincu, vos propos ne pouvaient nullement me laisser indifférent et c’est pour cela que j’ai décidé de la prendre la plume pour vous adresser ces quelques lignes.

Son Excellence,

Au lieu de se tourner vers la France pour rémunérer la compétence quel que soit le prix, nous ,la jeunesse africaine, nous aurions aimé d’autres alternatives qui ne vont sûrement pas mettre la souveraineté du Bénin en péril, pour cela nous dessinons les alternatives suivantes :

  1. Faire venir des cadres français pour épauler l’administration béninoise sera trop facile comme solution, en amont il doit y avoir une évaluation, situer les responsabilités et prendre des mesures nécessaires pour que les mêmes erreurs ne se reprennent point dans l’avenir. Nous devons nous poser des questions comment sommes-nous arrivés là, après 50 ans d’indépendance notre administration recèle un déficit de compétences. Au Mali en 1960 l’année de l’indépendance, ce pays ne recelait que quinze (15) cadres. Le président Modibo Keïta et ses compagnons ont su faire preuve d’intelligence pour mettre leur pays sur la voie du développement tel que par la création de la compagnie aérienne du Mali dont tout le staff était tous des maliens, la réforme de l’enseignement de 1962 qui fut salué par l’UNESCO comme étant l’un des meilleurs projets pour l’éducation crée par un jeune Etat, j’en passe. En 1952 Julius Nyerere rentre d’Edimbourg comme le premier diplômé de Tanganyika, selon Nyerere c’est en 1959 qu’ils se sont vus confiés des responsabilités dans le gouvernement et le 8 décembre 1961 Julius Nyerere et ses compagnons ont conduit le Tanganyika à l’indépendance. Il faut voir le travail abattu par ces hommes en Tanzanie sur le secteur de l’éducation et de l’économie etc. En République Démocratique du Congo, au moment de l’indépendance, le pays ne comptait qu’un seul cadre. Au Ghana, il faut regarder les réalisations du président Kwame Nkrumah et ses compagnons. Pour moi, je perçois la compétence comme le leadership, ce n’est nullement le nombre de cadres ou de diplômés. Si le leadership Africain des années 60s a su abattre des réalisations au lendemain des indépendances de nos pays africains, et que de nos jours nous ne parvenons pas à marcher dans leur sillage, à dépasser leurs limites, la mort dans l’âme, nous appelons la France, l’ancienne métropole à venir à notre secours pour combler le déficit de compétences dans notre administration c’est que le leadership africain de notre époque a échoué, singulièrement celle notre classe politique. René Dumont, dans son livre ‘L’Afrique noire est mal partie’ nous disait : « Je n’ai pas envie de vexer mes amis africains, mais dans la course au développement l’Afrique noire n’a pas couru les premiers mètres et je ne crains qu’elle ne soit pas mal partie.» Mal partie était même mieux car au moins nous avions démarré, en faisant appel au service de la France pour les cadres, je me demande si nous ne sommes pas retournés à la case de départ avec toutes ces universités, docteurs, techniciens, avocats… Je dis qu’il lieu d’évaluer d’abord.
  2. On nous fait savoir que le nombre de médecins béninois en fonction en France est deux (2) fois plus élevé que ceux-là qui vivent et travaillent au Bénin. Mon président, comme vous l’avez tantôt dit « Malheureusement, il est difficile d’avoir la compétence gratuitement », pourquoi ne pas faciliter le retour au pays de ces enfants de l’Afrique dans leur pays natal qui est le Bénin pour combler le déficit de compétences. Faciliter le retour de ces cadres africains qui vivent en occident a également un prix, un prix en ce sens que qu’il faut mettre en œuvre des programmes d’incitations tels que : des meilleurs salaires, des garanties pour l’accès à des postes administratifs, des bénéfices etc. Ils sont nombreux ces jeunes béninois dans différents secteurs, pour nous il sera sage de puiser dans nos propres ressources humaines d’abord.
  3. Certes, la France est une puissance, mais il faut avoir le courage de le dire, aujourd’hui, elle est stagnante. Au lieu de demander des cadres français pour quelque mois, quelques années, en tant que panafricaniste, j’aurais aimé que vous vous tourniez vers d’autres pays africains émergents pour que le Bénin puisse apprendre d’eux, de leur progrès, leur développement en un mot leur émergence économique. Cela est faisable, car nous nous rappelons des propos de Kwame Nkrumah qui nous dit dans son livre ‘l’Afrique doit s’unir’ : « (…) en 1958, le Ghana et la République de la Guinée instituâtes un système d’échange de ministres résidents, qui étaient reconnus membres des gouvernements à la fois Ghana et de la Guinée.» Je ne prétends pas dire de copier servilement cet échange de ministres mais de nous inspirer de ce qu’ils ont fait. Mon président, je ne vous apprends pas qu’au lendemain de l’indépendance de ces pays qu’il y avait une sécheresse de cadres, mais ils ont su faire preuve d’intelligence pour inventer des solutions aux challenges auxquels qu’ils faisaient face. Ces pays africains émergents lesquels je fais allusion sont : par exemple le Rwanda, le Ghana, le Kenya, l’Ethiopie j’en passe. Regardez comment le Ghana parvient à se ternir debout sur le plan politique, économique, éducatif au bon milieu des pays francophones qui sont d’ailleurs, à la traine. Regardez la métamorphose imposante du Rwanda en quelques années, que ce soit sur le plan politique, économique et social. Je suis sûr que le président Paul Kagamé sera en chanté de travailler en concert avec vous pour combler le déficit de compétences de cadres dans votre administration et cela pour un coût sûrement négligeable en comparaison au prix que vous êtes prêts à payer pour la France. Regardez la réforme de l’administration Tanzanienne initiée par le gouvernement du président John Mogafuli en un temps record. Pourquoi je privilégie ces pays africains par rapport à la France, la réponse est très simple : nous avons presque les mêmes histoires, les mêmes réalités socio-économiques, les mêmes défis à relever, la lutte contre la corruption, le sous-développement, l’alphabétisation etc. Je reste convaincu qu’il sera plus aisé pour un cadre africain compétent de servir le Benin qu’un cadre français, en sens le dernier ne connait les problèmes qui sont les siens que sur le papier contrairement au premier qui a le même vécu que ses frères du Bénin. C’est le Pr Issa N’Diaye qui nous dit que : « Nous avons été formatés pour devenir des consommateurs de modèles, il nous faut nous transformer en producteur de modèles (…) il faut un réveil des intelligences, le principal défis de l’Afrique, de nos pays, est le défis de l’indépendance théorique. Nous avons le devoir d’être indépendant théoriquement, d’avoir une conscience nationale, une conscience patriotique

 

Son Excellence,

Le panafricaniste Cheick Anta Diop a longtemps parlé de la ‘Renaissance Africaine’, contrairement à ce que beaucoup de gens pense, cette renaissance que prétendait Cheick Anta Diop était la renaissance du génie créateur de l’Afrique et de l’Africain. Ce génie créateur avant la science et la technologie qui construira les pyramides d’Egypte, ce génie créateur qui créa la première université Arabe en Tombouctou où les gens venaient des quatre (4) coins pour apprendre, cette Afrique qui était organisée en société comme où les toutes couches de la société étaient présentées sous nos palabres pour statuer sur les problèmes de notre société, ce génie créateur de l’Afrique qui établie la première constitution de notre planète terre : ‘La Charte de Mandé ou Kouroukan Fouga’ en 1236 avec ses 44 articles qui fut, d’ailleurs, reconnue par l’UNESCO comme patrimoine immatériel mondial le 19 mars 2009. Dans son livre ‘Où est ma société civile ?’ Dr Abdoul Diallo nous fait savoir que quatre (4) femmes ont participé à l’élaboration de la Charte de Mandé pour dire les femmes ont toujours eu une place dans notre société.

Mon président, il n’y pas un modèle commun universel pour aller copier-coller celle de la France, nos réalités sont différentes. A des moments historiques de notre vie nos ascendants ont su créer des modèles propres à eux-mêmes pour face aux défis de leur temps, l’auteur de ces quelques lignes pense que nous avons l’obligation intellectuelle, morale d’inventer des solutions endogènes aux problèmes qui sont les nôtre. Il y a les ressources humaines, nous avons reçu les mêmes enseignements, il nous suffit de réveiller ce génie qui se trouve dans les fils de l’Afrique, ce génie qui dort en nous et pour cela il nous faut juste un nouveau leadership couronné par la volonté politique de nos gouvernants que vous êtes.

Son Excellence,

Vous souhaitant bonne chance pour la réalisation de votre projet de société en réalité pour le bonheur des Béninois, je vous prie de bien vouloir agréer l’expression des considérations panafricaines.

 

 

 

 

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Le Panafricaniste, Issa Balla Moussa Sangaré

Washington DC, le 04-05-201

Issa Balla Moussa Sangaré

Panafricaniste d’obédience Modibo Keita, Kwame Nkrumah et Julius Nyerere.

 

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Issa Balla Moussa Sangare
Un Africain, de nationalité malienne et installé aux USA depuis 2009, précisément à Washington DC. Je suis Blogueur, Webactiviste & Panafricaniste d'obédience Modibo Keïta, Kwameh N'krumah et Julius Nyerere. Sur ce blog je parlerai de l’Afrique car je suis très attaché à mon continent d’origine et singulièrement de mon pays natal (le Mali). Je m'appesantirai également quelquefois sur mon pays de résidence (USA) et le vieux continent (l’Europe).

Issa Balla Moussa Sangare

A propos de Issa Balla Moussa Sangare

Un Africain, de nationalité malienne et installé aux USA depuis 2009, précisément à Washington DC. Je suis Blogueur, Webactiviste & Panafricaniste d'obédience Modibo Keïta, Kwameh N'krumah et Julius Nyerere. Sur ce blog je parlerai de l’Afrique car je suis très attaché à mon continent d’origine et singulièrement de mon pays natal (le Mali). Je m'appesantirai également quelquefois sur mon pays de résidence (USA) et le vieux continent (l’Europe).


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6 commentaires sur “Lettre d’un jeune africain à Son Excellence Patrice Talon, président du Bénin

  • MDiallo

    Formidable article comme toujours, « La Plume De Issa » par la bonne qualite de ses ecrits ne cesse de m’impressionner d’un article a un autre.

    L’attitude de ce president nouvelement elu souligne en fait ce qui ne va pas avec nos dirigeants Africains a l’exception d’un petit nombre limite d’entre eux.

    On craignait que Lionel Zinzou ne mette le Benin au service de la France si elu president, mais le constat amere est que Patrice Talon veut faire exactement la meme chose que Zinzou tout en prenant soin de formuler differament les meme intentions pour lesquels Zinzou a ete desavoue.

    L’un des serieux problemes chez ces dirigeants Africains (a l’exception d’un petit nombre limite d’entre eux) est en fait leur complexe d’inferioire vis a vis de l’homme blanc.

    C’est en fait ce complexe aigu qui amene un president nouvelement elu a compter sur la France avant ses concitoyens Beninois afin de faire sortire le Benin de l’impasse.

    Mais ce que ces leadeurs limites dans leur intellect n’ont pas encore compris après un demi siècle de pseudo-independence, est que la France ne va pas en Afrique pour nous aider a nous en sortire, elle y va plutot avec les memes intentions qui l’ont toujours animee depuis le temps des premieres expeditions coloniales qui massacrerent nos encetres afin de prendre controle du continent noire et de ses richesses.

    La France va toujours oeuvrer en afrique pour une seule chose, nous maintenire dans le statuquo afin que elle (la France) puisse continuer a voler ces ressources qui devront nous servire a nous meme de developper nos pays respectifs.

    Le cas recent du Mali est en fait l’example eloquent qui elucide comment la France percoit le continent noire, elle n’a pas hesite a soutenire un movement de rebellion contre la nation malienne en hebergeant la branche armee du MNLA et en equipant la brnche militaire d’armes sophistiquees afin qu’elle s’adonnes a des attaques de destabilization au nord du Mali, le but vise deriere tout cela etait de permettre a l’armee francaise d emettre pied dans une zone riche au nord Mali convoitee par la Republique Francaise depuis des decenies.

    Comment peut on encore considerer la France comme pays ami du Mali a la lumiere de ces faits quant on pense a toute la souffrance enduree par les populations Maliennes, aux pertes de vies humaines et aux abus de droits de l’homme engendres par ces groups armes equipes par la France et laches sur territoire Maliens?

    C’est compte tenue de cette realite de la politique Africaine de la France que je me sens meurtri dans l’ame chaque fois que je vois des leadeurs Africains faire la courbette aupres de ce pays colonialiste au detriment de leurs pays et citoyens respectifs.

    L’example du Rwanda bien souligne dans cet article montre clairement ce qu’un leadeur innovateur sans complexe peut accomplire en travaillant avec les citoyens de son pays. En attendant que tous nos leadeurs du continent noire adoptent la meme attitude que Paul Kagame, il est temps que l’on comprenne tous une chose, c’est que:

    LA FRANCE N’A JAMAIS ETE, N’EST PAS, ET NE SERA JAMAIS AMI DE L’AFRIQUE.

    Peace!

    • Issa Sangare

      Merci beaucoup M. Diallo pour la contribution.

      En conclusion tu dis : « LA FRANCE N’A JAMAIS ETE, N’EST PAS, ET NE SERA JAMAIS AMI DE L’AFRIQUE. » C’est tellement exact, en geopolitique, on nous enseigne que les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts surtout dans ce monde capitaliste que nous vivons aujourd’hui.
      Oh que oui, on avait eu peur d’un Lionel Zinsou à la tête du Bénin, mais apparemment le président Talon risquera faire pire. Pour l’essor d’un pays africain sans le concours les occidentaux, Rwanda nous a prouvé que ce n’est pas du tout impossible et qu’il ne suffit de la volonté politique. Mais apparemment certains dirigeants africains n’ont pas compris cela jusqu’a présent et c’est très pathétique pour l’avenir et le devenir de ce continent.

  • Gadzoua Marthiale

    Mr Issa, désolé de vous dire que l’africain est en perdition perpétuelle.
    Votre lettre au président Patrice Talon est en fait l’expression d’un manque criard de réflexion africaine. Jusque-là, vous n’avez absolument rien dit sinon que vous avez essentiellement déverser tout ce que votre cerveau à enregistré. C’est-à-dire vous avez reproduit intégralement et aveuglement les jugements que vos idoles pan-africanistes eurent formulés à l’encontre de nos ex-métropoles.
    C’est là votre problème : le ressentiment en vers nos ex-métropoles.
    Un ami m’a dit si le président Patrice Talon avait tenu ce discours en Chine ou en Russie, cela n’allait fâcher aucun africain. Comme c’est la France, ce discours a été un choc pour la jeunesse africaine.
    A mon humble avis, le discours du président Patrice Talon est une préfiguration du vrai discours qui emmènera la jeunesse africaine à avoir un autre regard sur les anciennes métropoles. D’ailleurs, la France est le seul partenaire qui est censé avoir confiance dans les pays francophones pour que ces derniers se développent. Edem pour les pays anglophones et lusophones.
    C’est alors que les autres partenaires telle que la Chine pourront sincèrement accompagner nos pays au développement. En fait, ceux-ci comprendront que nos pays ont de meilleures relations avec leurs anciennes métropoles.
    De notre part, nous préparons un manuscrit dans lequel nous remettons en cause certains jugements de nos pères indépendantistes:  »indépendance, mal entreprise » et  »France, chef-d’œuvre » sont deux chapitres évocateurs.
    56 ans après, nous, jeunes africains, avons le droit de formuler nos propres opinions et jugements. Nous ne sommes pas obligés de reproduire aveuglement ce que les ainés ont eu à dire sur nos ex-métropoles.
     »nos pères ont des droits sur nous », mais pas pour que nous répétons comme des idiots leurs erreurs si nombreuses dues à l’immaturité.

    • MDiallo

      Mr. Gadzou, le ton et le contenu de votre commentaire est tres agressif et insultant vis a vis de ceux-la qui ne partagent pas ton avis sur la relation France-Afriqyue.
      Mr. Gadzoua Marthiale, je suis d’accord avec vous que l’africain est en perdition perpetuelle, et la raison essentielle derriere cette perdition est en fait le genre d’ignorance vous venez d’exposer dans votre commentaire.
      Si la France etait un vrai partenaire au development pour l’Afrque, il n’ya aucun doute que nos pays respecetifs seraient pas encore a ce stade après un demi siècle d’independance. ce qui est Claire et indeniable est que la France a toujours oeuvrer depuis nos soit-disante independence a nous mettre des battons dans les roues, ces temoignages viennent de personnalites francaises eux memes dont le plus renomme fut Jean Foccart l’ancien diplomate francais charge des affaires Africaines.
      Toute personne qui pretend que la France est un partenaire au development pour le continent Africain est soit un ignorant oubien un opportuniste visant a securiser des interets personels dans une quelconque cooperation francaise qui ne fait que contribuer a maintenire nos pays respectifs dans la misère et le sous developement.

      Les individus comme Jean Foccart qui nous ont laisse des memoires ecrites tres riches et informatives sur la politique francaise de l’Afrique nous ont en fait rendu un service enorme, mais ces informations ne nous serviront a rien tant que les Afriicains continuenet a se comporter comme vous Mr Gadzouadu decidant de ne pas s’informer a la source tout en ayant le complexe de questionner la politique francaise de l’Afrique, c’est cela que moi j’appeles un comportement idiot.

      Et vous avez raison de dire que la jeunesse Africaine n’allait pas critiquer Talon si il avait tenu cet discours en l’encontre de la chine, parceque cette jeunesse Africaine a compris que le continent noire serait de loin plus developpe aujourdhui si il avait beneficie pendant 50 ans du modele de cooperation Chinoise permetant a toutes les parties d’en profiter, contrairement a la cooperation Francaise qui veuille nous garder comme producteurs de « carburant » pour la susbsistance de la machine Francaise.

      Quant il s’agit du future du continent Africain, nos peres n’ont aucun droit sur nous, ils ont fait de leur mieux pour nous sortire d’un systeme d’esclavage perpetuelle impose par la France, une lutte qui leur coutera la vie a beucoup d’entre eux face aux represailles du neocolonialisme francais des annees 1958 a nos jours. Ces peres de l’independance nous ont laisse des examples fermes de dignites et d’integrites vis a vis de leurs peuples, ils ont refuse de dependre de la France et pour cela le neocolnialiste les ont elimines. mais ces peres de l’independance n’etaient pas des laches, ils n’etainet pas des snobes aveugles de complexes face aux manigance de la France, ils ont voulu voler de leurs propres ailes tout en collaborant avec des partenaires d eleurs choix, c’est cela que la France ne leur a pas permis de faire et s’en ai pris a les eliminer un a un, ces faits sont bien documentes pour toute personne qui veuille les rechercher.

      Ce sont nos descendants qui ont des droits sur nous, si nous devons arriver a changer les donnees et leur eviter le meme sort impose par la France a la generation de nos peres et a la notre, nous devons oeuvrer a reorienter l’Afrique vers de nouveaux partenariats differents du modele Francais impose sur nous et supportes par des Africains ignorants, irreflechis, complexes, sans aucune culture geopolique, mais tres bavards quant ils s’agit de supporter les interest Francais au detriment de leurs propres pays.

      Le Rwanda de Paul Kagame est un example eloquent de development Africain qui n’a pas eu besoin de a France, dites moi Mr. Gadzoua, etes vous l’idiot oubien c’est le peuple Rwandais qui l’est???

    • Issa Balla Moussa Sangare
      Issa Balla Moussa Sangare Auteur du billet

      Cher Gadzoua Marthiale merci beaucoup pour la réaction.
      Je vous en prie ne soyez pas désolé après de tels écarts dans vos propos pourquoi vous serez encore désolé. Votre réaction me rappelle un propos de Malcolm X qui disait:  » le jour que l’Homme noir sera respecté par son congénère, il aura, de fato, le respect de tout le monde à partir de cet instant. »

      Ceci dit, je commence par votre dernière phrase je cite : » »nos pères ont des droits sur nous », mais pas pour que nous répétons comme des idiots leurs erreurs si nombreuses dues à l’immaturité. » vous êtes allusion à ce que j’ai l’habitude de dire: « Nos descendants ont des droits sur nous », je n’ai nullement dit nos pères ni nos ascendants, par conséquent, nos descendants donc nos progénitures.Après lecture votre réaction y compris votre dernière phrase, je me rends compte vous êtes seulement envahi par une haine démesurée contre nos pères d’indépendances, cette haine monte d’une part jusqu’à vos yeux qui devient une cécité,vous empêchant de ne rien contempler dans une réflexion que ce qui ne concerne que nos pères indépendantistes, et d’autres part votre cerveau, qui à son tour est frappé par une sécheresse intellectuelle qui ne peut plus être objectif.
      Vous dites : » Votre lettre au président Patrice Talon est en fait l’expression d’un manque criard de réflexion africaine. Jusque-là, vous n’avez absolument rien dit sinon que vous avez essentiellement déverser tout ce que votre cerveau à enregistré. C’est-à-dire vous avez reproduit intégralement et aveuglement les jugements que vos idoles pan-africanistes eurent formulés à l’encontre de nos ex-métropoles »
      1. je m’inscris en faux contre vos propos fallacieux, Je cite Pr Issa N’Diaye, un de nos contemporains qui n’est ni un panafricaniste, ni un père de l’indépendance. Si nous n’avez pas pu voir ça à cause votre cécité je le cite ici encore: « (…) il nous faut nous transformer en producteur de modèles (…) il faut un réveil des intelligences, le principal défis de l’Afrique, de nos pays, est le défis de l’indépendance théorique. Nous avons le devoir d’être indépendant théoriquement, d’avoir une conscience nationale, une conscience patriotique. »
      2. A cause de cette haine contre nos de pères d’indépendance qui s’est par la suite transformée en une cécité, vous ne pouvez pas voir cette phrase ou j’ai sciemment dit : » Je ne prétends pas dire de copier servilement cet échange de ministres mais de nous inspirer de ce qu’ils ont fait. » J’ai bien dit de s’inspirer sur leurs entreprises. S’inspirer de quelqu’un ou d’autre peuple tout le monde fait, la France même que vous défendez corps et âme ne s’est-elle pas inspirée de l’Allemagne d’Hitler pour créer le Franc de la Colonie Française d’Afrique ( F CFA) qui maintient toute l’Afrique francophone dans une paupérisation aiguë. Donc si la France elle-même tire son inspiration ailleurs alors pourquoi pas nous, nous pouvons très bien s’inspirer des nos pères d’indépendances.
      3. A cause de cette sécheresse intellectuelle qui vous a ôté de votre honnêteté intellectuelle, vous ne pouviez voir que j’ai cité les présidents Paul Kagame, John Mugafuli etc… leurs œuvres, qui peuvent nous servir d’inspiration, ils ne sont nullement des pères fondateurs de l’Afrique mais nos contemporains. Vous dites je cite: » vous avez reproduit intégralement et aveuglement les jugements que vos idoles pan-africanistes eurent formulés à l’encontre de nos ex-métropoles. »
      4. Vous dites  » Un ami m’a dit si le président Patrice Talon avait tenu ce discours en Chine ou en Russie, cela n’allait fâcher aucun africain. Comme c’est la France, ce discours a été un choc pour la jeunesse africaine. » je m’inscris encore ici en faux contre ces propos insensés. Même s’il avait tenu le même discours sur la planète terre, nous, la jeunesse africaine, notre réaction allait être pareille
      4. Vous dites : »C’est là votre problème : le ressentiment en vers nos ex-métropoles. » je vous mets au défi de me montrer dans ma réflexion ou se trouve un ressentiment contre la France.
      5. A cause de votre cécité couplée à cette sécheresse intellectuelle, vous ne pouviez pas voir lorsque j’ai écrit:  » l’auteur de ces quelques lignes pense que nous avons l’obligation intellectuelle, morale d’inventer des solutions endogènes aux problèmes qui sont les nôtre. Il y a les ressources humaines, nous avons reçu les mêmes enseignements, il nous suffit de réveiller ce génie qui se trouve dans les fils de l’Afrique, ce génie qui dort en nous »
      6. Encore une fois, à cause de votre cécité couplée à cette sécheresse intellectuelle, vous ne pouviez pas voir lorsque j’ai cité Cheick Anta Diop: » de la ‘Renaissance Africaine’, contrairement à ce que beaucoup de gens pense, cette renaissance que prétendait Cheick Anta Diop était la renaissance du génie créateur de l’Afrique et de l’Africain. Ce génie créateur avant la science et la technologie qui construira les pyramides d’Egypte, ce génie créateur qui créa la première université Arabe en Tombouctou où les gens venaient des quatre (4) coins pour apprendre, cette Afrique qui était organisée en société comme où les toutes couches de la société étaient présentées sous nos palabres pour statuer sur les problèmes de notre société, ce génie créateur de l’Afrique qui établie la première constitution de notre planète terre : ‘La Charte de Mandé ou Kouroukan Fouga’ en 1236 avec ses 44 articles » ici aussi aucun pères d’indépendances n’est cité ici, Cheick Anta Diop veut nous inspirons de ascendants pas de les copier mais de s’inspirer d’eux.
      7. Je vais m’arrêter là, pour votre manuscrit, lorsqu’il sera publié, PLEASE partage-le avec nous, je vous promets que moi et ma petite équipe vont répliquer sur les deux articles que vous avez mentionné et cela de manière objective, de manière intellectuelle car ce dernier se caractérise par son honnêteté intellectuelle.

      D’ici là, n’hésite pas à nous rendre visite de temps en temps.

      Par votre frère de sang, du continent

      Issa Balla Moussa Sangare

  • NDIAYE

    Frère de sang, je suis heureux de lire cette lettre destinée à un Président Africain, je préconise pour chaque africain d’ici d’ailleurs de proposer de solutions à nos dirigeants en place. Certains présidents africains sont formatés pour satisfaire les intérêts occidentaux en particulier ceux de la France comme le nouveau président Béninois Patrice Talon qui fait appel à la compétence de la France au détriment des Africains.
    Réfléchir soi-même
    Mon Frère Kemi SEBA d’origine béninoise disait « les africains doivent réfléchir pour eux-mêmes … » nous avons en Afrique de personnes compétentes pour travailler avec les dirigeants, ces derniers se sont toujours focalisés au nombre de diplômes obtenus, Bac+5, Bac+10… allez demander à un Mécanicien dans la rue de Cotonou s’il possède un diplôme pourtant il sait réparer et monter le moteur d’une voiture de A à Z, les dirigeants peuvent bâtir le pays avec les moyens du bord et faire avancer le pays petit à petit au lieu de faire appel aux services de la France qui coûterait très chers au niveau de la balance commerciale du pays.
    Diviser pour mieux régner
    Comme mon frère M.DIALLO le résume très bien avec le cas MNLA au mali, la politique française en Afrique a toujours été de diviser pour mieux régner sur le continent Africain, comment nous les africains continuons de faire appel au même Maître qui nous a toujours enfoncer vers le bas sur notre propre territoire. Les africains doivent changer d’air en travaillant avec d’autres continents (Asie, Amérique latine…) pour pouvoir comparer l’impact du changement. Je souhaite poser cette question à Mr Gadzoua, préfériez-vous le partenariat d’esclavage FranceAfrique ou le partenariat de négociation ChineAfrique ?